Éric Banel : « Promouvoir l’excellence de la filière nautique française »

27/07/2018
Eric Banel
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Éric Banel
Conseiller pour l'Économie maritime et portuaire, coordonnateur du Comité France maritime au secrétariat général de la Mer (SGMer)

Le Comité interministériel de la mer (CIMer) du 17 novembre 2017 a marqué un tournant dans la conduite de la politique maritime de l’État. Tout d’abord, il est intervenu très tôt dans la mandature, six mois à peine après l’installation du nouveau Gouvernement, ce qui laisse le temps indispensable au déploiement et à la mise en œuvre des orientations adoptées. Ensuite, il n’est pas le simple agrégat de mesures sectorielles mais définit l’architecture d’une politique globale et cohérente, qui couvre l’ensemble des sujets maritimes dont le nautisme. Enfin, la méthode est profondément nouvelle. Le Premier ministre a voulu que les acteurs économiques et les régions soient étroitement associés à la préparation de ce CIMer, afin qu’il réponde au plus près aux besoins du monde économique.

Le chapitre du CIMer consacré au nautisme est le parfait exemple d’une convergence, d’un rapprochement réussi entre l’administration et le monde professionnel. Son titre illustre bien l’ambition affichée : « promouvoir l’excellence de la filière nautique française ». C’est tout à la fois une rupture et une reconnaissance de l’importance de ce secteur essentiel pour l’économie française et les territoires littoraux. Les travaux menés avec la direction des Affaires maritimes et la direction des Sports d’une part et la Confédération du nautisme et de la plaisance (CNP) et les régions d’autre part ont montré, par leur qualité, tout l’intérêt d’une approche concertée. Ils ont créé un climat de confiance et d’échange quasi quotidien.

Trois grands axes ont été retenus et structureront l’action du Gouvernement en 2018 : consolider la compétitivité de l’offre française, mettre en place la responsabilité du producteur, créer un cadre interministériel de concertation.

Le chapitre du CIMer consacré au nautisme est le parfait exemple d’une convergence, d’un rapprochement réussi entre l’administration et le monde professionnel.

Élément clé, la compétitivité est envisagée dans ses quatre dimensions : économique, fiscale, réglementaire et sociale. Le premier chantier consiste à évaluer l’impact du nautisme sur le développement économique et l’emploi dans les territoires littoraux. Connaître ces activités, c’est mieux les valoriser et en mesurer les enjeux.

Deuxièmement, les pouvoirs publics et la profession se sont accordés pour faire en sorte que la responsabilité du producteur soit effective au 1er janvier 2019. Les professionnels des industries nautiques se sont ainsi engagés à sortir 20 000 à 25 000 bateaux hors d’usage sur la période 2019-2023.

Enfin, le Gouvernement met en place, au sein du Comité France maritime et en association avec la profession, un cadre interministériel de concertation de la filière, le Comité du nautisme et de la plaisance. Installé en fin d’année sous la présidence du secrétaire général de la Mer et du président de la Confédération du nautisme et de la plaisance, il associe l’ensemble des fédérations, les régions et l’État, afin de promouvoir le développement économique du secteur et sa visibilité.

Les travaux engagés, qui se déclinent aujourd’hui dans cinq groupes de travail (retombées économiques, sports nautiques, ports de plaisance, simplification, usagers), sont déjà très prometteurs. Gageons qu’ils viendront nourrir les décisions du prochain Comité interministériel de la mer fin 2018 !

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