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Ski alpin

18 mars 2019

Pratiquants

Volumes

En 2016, la France compte environ de 5,6 millions d’adeptes du ski alpin

Un peu plus d’un Français sur dix (12 %), âgés de 15 à 70 ans, déclare avoir pratiqué au moins une fois le ski alpin au cours des 12 derniers mois. Au total, ce sont environ 5,6 millions de skieurs alpins français qui dévalent les pistes enneigées. Néanmoins, les skieurs ne sont environ qu’un tiers (31 %) à pratiquer cette activité seulement pendant les vacances (environ 1,7 million de skieurs vacanciers exclusifs). Finalement, un skieur sur dix annonce un volume de pratique équivalent à une pratique hebdomadaire (extrapolé à 0,6 million de skieurs).

5,6 millions de Français pratiquent le ski alpin

Modalités de pratique

Une initiation en famille

Trois personnes sur cinq (59 %) ont découvert le ski alpin en famille. 29 % des pratiquants de ski alpin l’ont découvert grâce à des amis et 15 % en club sportif. L’âge médian de début de pratique du ski alpin est de 12 ans.

Le ski alpin est pratiqué plutôt en autonomie

Si les moniteurs de ski sont médiatisés, l’activité est cependant pratiquée en autonomie à 80 %. Seulement 10 % des skieurs déclarent pratiquer dans un cadre organisationnel de type associatif et 14 % plébiscitent les structures commerciales. Par ailleurs, un peu plus d’un tiers des pratiquants (37 %) ne font jamais appel à un encadrement. Environ une personne sur quatre (20 %) pratique le ski alpin de manière encadrée régulièrement, 19 % le font occasionnellement et 17 % bénéficient des conseils d’autres pratiquants. La pratique en compétition ou rassemblement en ski alpin, même si elle est peu fréquente (37 % la pratique de 1 à 5 fois par an), concerne 41 % de l’effectif global.

Une activité pratiquée le plus souvent en groupe

L’un des aspects forts de la pratique du ski alpin est la sociabilité familiale ou amicale. En effet, seulement 14 % des skieurs déclarent pratiquer seuls. Cette convivialité avérée s’exprime par le fait qu’ils sont 61 % à skier en famille, 24 % en couple et 43 % dans un cadre amical.

Des pratiquants qui estiment avoir un niveau de pratique « correct » voire « bon »

En effet, sur une échelle de 1 (niveau débutant) à 5 (niveau expert), seulement 16 % des pratiquants de ski alpin se déclarent de niveau inférieur, un peu plus d’un tiers à un niveau moyen (37 %) et 47 % se situent à 4 et plus.

Paroles de pratiquants

« Quand j’étais petit mes parents m’ont emmené au ski, du coup j’ai appris à skier avec eux puisque l’on y allait tous les ans avec ma famille. J’ai toujours apprécié les sports de glisse. Skier c’est un grand moment de plaisir, un grand moyen d’évasion aussi. Le ski alpin c’est se sentir bien sur ces skis, ressentir des émotions fortes dues à la vitesse. Entre l‘apaisement et le calme, on est sur nos skis, on ski pour nous, on peut être complètement dans notre monde. On peut énormément s’amuser aussi, surtout si l’on pratique à plusieurs avec des amis ou de la famille ! Toute l’adrénaline que l’on reçoit grâce à la vitesse, et j’adore ça ! » Julien, 25 ans

Profil des pratiquants

Des femmes et des hommes, plutôt urbains

Le ski alpin est une activité relativement mixte puisque 44 % des pratiquants sont des femmes. Le profil social du skieur alpin est marqué. Il a en effet tendance à être plutôt jeune (de 15 ans à 49 ans [79 %], actifs et étudiants [86 %]), à habiter en famille avec enfants (64 %) en région montagneuse (Auvergne, Rhône-Alpes et Provence – Alpes – Côte d’Azur à 31 %) ou en Île-de-France (25 %), et dans une grande ville (54 % à plus de 100 000 habitants). Sur l’échelle sociale , le skieur est plutôt de catégorie supérieure (25 %). La classe moyenne et la classe supérieure représentent ensemble tout de même les trois cinquièmes des skieurs alpins (61 %) [1].

De plus, les diplômés de l’université représentent presque la moitié de l’effectif (45 %). Notons enfin que les skieurs sont 69 % à déclarer avoir des parents sportifs.

Les adeptes du ski alpin sont également investis dans d’autres sports ou loisirs de nature

Ces pratiquants déclarent en moyenne 6,6 autres activités sportives pratiquées dans la nature, parmi lesquelles la randonnée pédestre (45 %) et à environ un tiers le VTT ou le vélo sur route et piste cyclable (respectivement 33 % et 31 %).

Malgré sa relative diffusion en regard des autres activités de nature, seulement 4 % des adultes interrogés ont déclaré souhaiter découvrir cette activité.

Note méthodologique

Auteurs : Brice Lefèvre, Guillaume Routier, Thierry Michot, Olivier Aubel

Source : Baromètre Sports et loisirs de nature 2016. PRNSN ; FPS ; Université Lyon 1 ; Université de Bretagne Occidentale

Échantillon : Enquête réalisée auprès 4 014 Français âgés de 15 à 70 ans. Échantillon représentatif de la population française (échantillonnage par quota représentatif sur les critères suivants : âges par sexe, niveau d’étude, région, taille d’unité urbaine, taille du foyer).

Périmètre de l’étude et définition : les sports et loisirs de nature c’est-à-dire toutes les activités physiques, sportives ou de loisirs sportifs de nature ne nécessitant pas d’infrastructure spécifique (sports collectifs exclus).

Mode de recueil : enquête en ligne autoadministrée. Pour les 15/17 ans, l’interrogation s’est faite par l’intermédiaire de la mère ou du père qui l’accompagne pour compléter ses réponses.

Notes

[1]La construction de cette échelle à trois niveaux a été réalisée en regroupant différentes modalités de réponse à la question des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS). Ouvrier, chauffeur, employé, agent ou personnel de service ont été regroupés dans la catégorie « populaire ». Agriculteur exploitant, artisan, commerçant, chef d’entreprise, professions intermédiaires ont été regroupés dans la catégorie « moyenne ». Enfin, cadre, profession intellectuelle supérieure, professions libérales représentent la catégorie supérieure.